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Les hausses de taxes significatives incitent à l’arrêt des plus démunis et réduisent la pauvreté

Publiée lundi 23 avril

Une nouvelle étude vient encore démontrer qu’augmenter les taxes[1] sur les produits du tabac est une mesure très efficace pour réduire la consommation de tabac et améliorer la santé des personnes  mais aussi réduire le taux de pauvreté.

Cette étude a été menée auprès de différentes catégories sociales d’individus de sexe masculin dans 13 pays à revenu intermédiaire. Elle souligne, qu’une  hausse de 50% du prix des cigarettes entraînerait environ 450 millions d'années de vie gagnées dans les 13 pays[2] en raison de  l'arrêt de la consommation de tabac. La moitié de ce gain serait obtenu en Chine.

Un contrôle efficace du tabac pourrait éviter des centaines de millions de morts prématurées au 21ème siècle[3]. L’arrêt du tabac permet, selon l’âge, augmenter l’espérance de vie, environ 10 ans pour la cessation avant l'âge de 30 ans et 9 ans, 6 ans et 3 ans pour l'abandon entre 30 et 44 ans, 45- 64 ans et plus de 65 ans, respectivement[4][5].

Dans tous les pays concernés par l’étude, les hommes appartenant à la catégorie disposant des revenus les plus faibles (les 20% les plus pauvres de la population) gagneraient 6,7 d'années de vie supplémentaires par rapport aux hommes du groupe aux revenus les plus élevés (20% de la population la plus riche).

Cette recherche vient en appui des dispositions de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) demandant aux gouvernements d’accroître les taxes sur le tabac pour réduire sa consommation de ces produits et pour atteindre leurs objectifs de santé. À mesure que les pays sont devenus Parties au traité, plusieurs d’entre eux ont adopté des augmentations significatives des taxes sur le tabac afin de réduire le tabagisme et les décès, maladies et coûts économiques qu'il entraîne.

Le tabac est le principal facteur de risque pour les maladies non transmissibles et le facteur commun aux quatre grandes catégories de pathologies que sont les cancers, les maladies cardiovasculaires, respiratoires et le diabète. Dans la plupart des pays, la prévalence du tabagisme et les taux de maladies attribuables au tabagisme sont plus élevés dans les catégories sociales à faible revenu. Le tabagisme explique en grande partie l’espérance de vie variable chez les hommes de statut social différent.

L'Organisation mondiale de la santé évalue à 100 millions le nombre de personnes qui tombent chaque année dans la pauvreté extrême[6] en raison des dépenses destinées au traitement de ces maladies dites non transmissibles. Une hausse importante des taxes sur les produits du tabac contribuerait de façon substantielle à atteindre l'objectif de développement durable de réduire d'un tiers de la mortalité due aux maladies non transmissibles entre 30 et 69 ans d'ici 2030.

 

 

 



[1] Un principe fondamental de l'économie est celui de la courbe de la demande (hausse des prix = baisse de la consommation). Beaucoup ont fait valoir que le tabagisme est une exception à cette loi et que la consommation addictive n'était pas propice à une analyse économique standard (par exemple Elster, 1979, Winston, 1980). Cependant, cette étude démontre clairement que les demandes de cigarettes et autres les produits du tabac réagissent aux changements de prix et à d'autres facteurs. Les estimations de l'élasticité des prix varient considérablement selon les pays, les périodes et les tranches d’âge, mais des études fiables ont montré que les estimations d'élasticité se situent entre -0,2 et -0,6, soit une moyenne de -0,4. (une élasticité de -0.4 correspond à une baisse de 20% de la consommation de tabac. En d’autres termes, une hausse de 10% des taxes répercutée sur les prix induit une diminution moyenne de 4% de la consommation)

[2] Six pays sont classés parmi les pays à revenu moyen inférieur (Inde, Indonésie, Bangladesh, Philippines, Vietnam et Arménie) et sept comme pays à revenu intermédiaire supérieur (Chine, Mexique, Turquie, Brésil, Colombie, Thaïlande et Chili).

[3] U.S. National Cancer Institute and World Health Organization. The economics of tobacco and tobacco control. National Cancer Institute Tobacco Control Monograph 21. U.S. Department of Health and Human Services, National Institutes of Health, National Cancer Institute and World Health Organization, 2016.

[4] Jha P, Ramasundarahettige C, Landsman V, Rostron B, Thun P, Peto R.21st Century hazards of smoking and benefits of cessation in the United States. N Engl J Med 2013;368:341-50.

[5] Sakata R, McGale P, Grant EJ, Ozasa K, Peto R, Darby SC. Impact of smoking on mortality and life expectancy in Japanese smokers: a prospective cohort study. BMJ 2012;345:e7093.

[6] une personne vit en condition d'extrême pauvreté si elle ne dispose pas des revenus nécessaires pour satisfaire ses besoins alimentaires essentiels définis sur la base de besoins caloriques minimaux (1800 calories par jour et par personne)

 

Pour lire l'étude complète 

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Le Comité National Contre le Tabagisme est la première association qui s’engage et agit pour la prévention et la protection des personnes face aux méfaits du tabac et aux pratiques de son industrie. En France, le tabagisme reste la première cause de mortalité prématurée et évitable. Pour lutter contre ce fléau, le CNCT mène à la fois des actions de prévention afin de sensibiliser sur ces dangers et des actions de plaidoyer pour faire adopter des mesures de protection efficaces.

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