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Les aides pour arrêter de fumer
- Sommaire du dossier :
- Arrêter de fumer: une question de volonté?
- Comment arrêter de fumer ?
- Les substituts nicotiniques
- Les traitements d'aide à l'arrêt
Les substituts nicotiniques
Seuls traitements pharmacologiques disponibles en pharmacie sans ordonnance, ils délivrent de la nicotine de façon beaucoup plus lente que la cigarette afin d'atténuer les symptômes de sevrage. Ils ont largement fait la preuve scientifique de leur efficacité dans plus d'une centaine d'études.
Comme la plupart des traitements efficaces (pharmaceutiques ou comportementaux), ils doublent ou triplent les chances d'arrêter de fumer à un an.
Il n'y a plus aucune contre-indication (sauf ne pas être fumeur dépendant) à leur utilisation (patients cardiovasculaires, diabétiques...), seulement des précautions d'emploi. Ils peuvent être utilisés à partir de 15 ans. Depuis 1997, l'utilisation des substituts nicotiniques est autorisée sous contrôle médical chez les femmes enceintes et les femmes qui allaitent.
Le traitement courant est de l'ordre de 3 mois. Selon la formulation, ils peuvent être utilisés jusqu'à 6 mois (patch) ou un an (gommes, comprimés, inhaleur) si nécessaire.
Les patchs (de plusieurs dosages pour une adaptation du traitement, puis une réduction progressive des doses) délivrent de la nicotine de façon continue au cours de la journée (sur 16h) et de la nuit (sur 24h) et sont donc faciles à utiliser.
Les gommes et les comprimés (à laisser fondre ou à sucer) existent en deux dosages (2 mg et 4 mg) à utiliser en fonction du degré de dépendance du fumeur. Plus souples d'emploi – car ils permettent de mieux contrôler une envie de fumer- ils ont parfois tendance à être sous-utilisés par le fumeur qui «oublie» de les prendre régulièrement au cours de la journée.
L'inhaleur, ressemble à un fume-cigarette (pour la gestuelle) et délivre de la nicotine de la même façon que les gommes ou les comprimés (la nicotine est absorbée par la muqueuse buccale, elle n'est pas inhalée dans les poumons).
Le fait de fumer encore quelques cigarettes dans les premiers jours d'une tentative d'arrêt n'est plus une contre-indication à l'utilisation du patch ou des autres formes de substituts nicotiniques. D'ailleurs, les gommes, les comprimés et l'inhaleur peuvent être utilisés pour un arrêt progressif de fumer, où le fumeur remplace progressivement de plus en plus de cigarettes par des substituts jusqu'à abandonner la cigarette totalement. Cette réduction progressive de consommation est particulièrement adaptée aux fumeurs très dépendants. Ceux-ci, sur conseil médical, peuvent aussi utiliser en association un patch (qui délivre une dose continue de nicotine) et des gommes, des comprimés ou l'inhaleur (qui permettent de combattre efficacement les envies de fumer persistantes).
Crédits photo : © Claireliz
Mots clés : Tabagisme actif, Arrêt tabac















